palabre littéraire Paul Sédar Ndiaye avec les élèves de l'Internat Adama à Golf Sud

Éducation & Ateliers

Les ateliers littéraires au Sénégal que Paul Sédar Ndiaye anime placent la transmission au cœur de son engagement d’écrivain. Convaincu que la littérature est un levier essentiel pour former la jeunesse sénégalaise, il intervient régulièrement dans les établissements scolaires pour promouvoir la lecture et l’écriture. Ses romans — et tout particulièrement Les Larmes de Mossane — sont aujourd’hui utilisés comme supports pédagogiques par les enseignants de Lettres au Sénégal. Ces ateliers littérature Sénégal sont ouverts à tous les établissements souhaitant enrichir leur programme pédagogique. Ces ateliers littéraires au Sénégal partent d’une conviction simple : on ne transmet pas l’amour des livres par des discours, mais par l’expérience directe de la lecture et de l’écriture.

Pourquoi des ateliers littéraires au Sénégal ?

Pour Paul Sédar Ndiaye, l’école sénégalaise traverse une crise silencieuse : celle d’une génération qui lit de moins en moins. À mesure que les écrans et les réseaux sociaux occupent l’espace mental des adolescents, la lecture recule — et avec elle, la capacité à se concentrer, à argumenter, à imaginer.

L’auteur en a fait une conviction profonde, qu’il défend dans chacune de ses interventions :

La lecture est en train de disparaître au profit des réseaux sociaux. Pourtant, elle reste essentielle pour maintenir un bon niveau scolaire et former des esprits critiques.

Paul Sédar Ndiaye

Face à ce constat, il ne se contente pas d’écrire : il va à la rencontre des élèves. Dans les lycées, il défend l’idée que le roman n’est pas un objet poussiéreux réservé aux examens, mais un outil vivant pour apprendre à penser par soi-même. Lire, écrire, débattre autour d’une œuvre : ces gestes simples sont, selon lui, le meilleur rempart contre la baisse du niveau scolaire et contre la passivité que nourrit la consommation numérique. Multiplier les ateliers littéraires au Sénégal, c’est offrir à des jeunes parfois éloignés du livre une chance de se découvrir lecteurs et auteurs.

Retour sur la palabre littéraire de Golf Sud (juin 2026)

En juin 2026, j’ai animé une palabre littéraire au Centre incubateur de la commune de Golf Sud, autour de mon ouvrage Teranga, la gestion de l’hospitalité. J’ai retrouvé un samedi des élèves, des enseignants et des journalistes pour échanger sur la lecture et l’écriture, dans l’esprit de nos anciens réunis sous l’arbre à palabres.

Comme beaucoup d’enseignants, je constate que les jeunes lisent de moins en moins et que leur niveau en français recule, au profit du temps passé sur les réseaux sociaux. Ce jour-là, j’ai rappelé qu’il faut « chercher la culture, car elle est la nourriture de l’âme ». Lire et écrire aident un élève à s’exprimer et à gagner en confiance, ce qui finit toujours par servir ses études.

La rencontre a profité aux pensionnaires de l’Internat Adama. Leur responsable, l’enseignant Mandiaye Ndiaye, tenait à leur offrir un contact direct avec un auteur, car on peut lire un livre sans jamais croiser celui qui l’a écrit, et cette rencontre suffit parfois à faire naître une vocation.

atelier de la palabre littéraire de Golf Sud, groupe de travail autour de Teranga
Les élèves répartis en groupes de travail durant la palabre littéraire.

Teranga au cœur des échanges

Le livre suit Samba, un homme moderne qui se perd sur les routes du terroir sérère avant d’être accueilli dans une concession du village de Ndianda. À travers son parcours, j’invite le lecteur à redécouvrir des valeurs anciennes qui éclairent encore nos questions d’aujourd’hui sur le leadership et la vie en commun. Un proverbe sérère a guidé toute la journée : « Lorsqu’un hôte arrive chez toi, il est aveugle ; en repartant, c’est un griot. »

Pour animer les ateliers, j’étais entouré de journalistes expérimentées, Ndèye Maty Diagne (Dakaractu), Khady Ndoye (Seneweb) et Fatoumata Gadjigo. Elles ont relié les enseignements de la Teranga à notre époque numérique et montré aux élèves combien la littérature nourrit la pensée critique.

Trois ateliers pour faire parler les élèves

Les jeunes se sont répartis en trois groupes inspirés du roman. Le premier a réfléchi au thème « L’Étranger et l’Accueil : se perdre pour se retrouver ». Le deuxième a débattu de « Tradition versus Modernité : le choc des temporalités », autour de la cohabitation entre l’héritage des anciens et les exigences d’une société qui va vite. Le troisième a travaillé sur « Le Pouvoir des Mots : du silence au griot » et sur le rôle du récit dans la mémoire collective.

La restitution publique a clôturé la journée. Devant leurs camarades et les journalistes, les élèves ont présenté leurs textes avec assurance. J’ai été frappé par leur implication et par leur envie d’apprendre. À la fin de la journée, une pensionnaire de l’internat m’a confié que l’expérience lui avait donné l’envie de lire davantage. Son enthousiasme disait l’essentiel.

Cette palabre littéraire prolonge mon engagement pour la lecture et la transmission, que je présente plus en détail dans mon parcours et autour de mes trois ouvrages. L’événement a été couvert par EnQuête+, et Teranga est disponible chez SenHarmattan.

Atelier pédagogique — Lycée de Saly Vélingara (mai 2026)

Le samedi 2 mai 2026, Paul Sédar Ndiaye était l’invité du Nouveau Lycée de Saly Vélingara, à Mbour, pour animer un atelier d’écriture et de lecture autour de son roman Les Larmes de Mossane.

  • 📅 Date : Samedi 2 mai 2026
  • 📍 Lieu : Nouveau Lycée de Saly Vélingara, Mbour, Sénégal
  • 📖 Support pédagogique : Les Larmes de Mossane, roman de Paul Sédar Ndiaye
  • 🎓 Organisé par : Le Club de Littérature (CLAP) de l’établissement
  • 👩‍🏫 Encadrement : Mme Aissatou Seck Seydi (Censeur du lycée), Mme Fatou Kiné Diop (Professeure de Français et encadreur du CLAP), et l’équipe pédagogique des Lettres : professeurs de Français, d’Anglais et d’Espagnol.
  • 💡 Thème central : L’émigration des jeunes, la notion d’Eldorado, le sens critique et la créativité.
  • 🎯 Objectif : Promouvoir la lecture et l’écriture chez les jeunes lycéens, et susciter chez eux une réflexion sur les choix de vie face aux mirages du départ.

Vidéos de l’atelier

Ils en parlent

Un auteur engagé — « Le Sénégal enterre ses filles sous le poids du silence »

L’engagement de Paul Sédar Ndiaye ne s’arrête pas aux portes des lycées. À travers ses contributions publiques, il prend la parole sur des sujets sociaux que la société sénégalaise peine encore à regarder en face : la condition des femmes, les violences faites aux jeunes filles, et le poids du silence qui les enferme. Sa plume, à la fois littéraire et citoyenne, cherche à briser ce silence et à ouvrir le débat.

👉 Lire sa contribution : « Le Sénégal enterre ses filles sous le poids du silence »

Kit pédagogique pour les enseignants

Vous êtes enseignant(e) et souhaitez étudier Les Larmes de Mossane avec vos élèves ? Paul Sédar Ndiaye met à votre disposition un kit pédagogique gratuit : résumé du roman, thèmes clés, pistes de discussion et exercices d’écriture créative.

Organiser un atelier dans votre établissement

Vous dirigez un lycée, animez un club de lecture ou une association culturelle ? Paul Sédar Ndiaye se déplace volontiers à la rencontre des jeunes lecteurs pour animer des ateliers d’écriture et de discussion autour de ses romans. Contactez-le pour construire ensemble une intervention adaptée à votre établissement. Pour organiser des ateliers littéraires au Sénégal dans votre lycée, collège ou bibliothèque, il suffit de nous contacter : chaque intervention est adaptée au niveau et au projet pédagogique de l’établissement.

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