Quand un roman entre dans la salle de classe
Le samedi 2 mai 2026, le Nouveau Lycée de Saly Vélingara, à Mbour, a vécu une matinée pas comme les autres. Dans l’enceinte de l’établissement, une centaine d’élèves se sont retrouvés autour d’un invité particulier : l’écrivain Paul Sédar Ndiaye, venu animer un atelier d’écriture et de lecture autour de son roman Les Larmes de Mossane. À l’origine de l’initiative, le Club de Littérature de l’établissement — le CLAP — encadré par Mme Fatou Kiné Diop, professeure de Français, sous la supervision de Mme Aissatou Seck Seydi, Censeur du lycée.
Un roman, plusieurs portes d’entrée
Le choix du livre n’est pas anodin. Les Larmes de Mossane aborde de front une question qui traverse la jeunesse sénégalaise : l’émigration et le mythe de l’Eldorado européen. Pendant l’atelier, les élèves — accompagnés par leurs professeurs de Français, d’Anglais et d’Espagnol — ont été invités à lire des extraits, à les commenter, puis à écrire à leur tour. Pourquoi part-on ? Que laisse-t-on derrière soi ? Que vaut un rêve qui se nourrit d’images plus que de réalités ? Autant de questions ouvertes, débattues à voix haute, puis transformées en textes courts par les lycéens eux-mêmes.
La lecture comme rempart
Pour Paul Sédar Ndiaye, l’enjeu dépasse le cadre d’un seul atelier. Devant les élèves, il a redit sa conviction profonde : « La lecture est en train de disparaître au profit des réseaux sociaux. Pourtant, elle reste essentielle pour maintenir un bon niveau scolaire et former des esprits critiques. » Pour lui, ramener le livre au centre de la vie scolaire, c’est offrir aux jeunes un outil pour penser par eux-mêmes, à l’écart des flux d’images instantanées qui saturent leurs téléphones.
Une initiative saluée par la presse
L’atelier a été largement relayé par la presse sénégalaise. Seneweb, Pressafrik, Dakaractu, Sénégal Direct, L’Actuacho ou encore Abena TV ont tous souligné la portée de la rencontre : voir un auteur contemporain dialoguer directement avec des lycéens autour d’une œuvre qui leur parle de leur propre génération. Les journalistes ont notamment mis en avant l’idée centrale défendue par l’auteur — la littérature comme rempart à la baisse du niveau scolaire — et la qualité des échanges entre l’écrivain et les élèves.
Une démarche qui s’inscrit dans la durée
Cette intervention à Saly Vélingara n’est pas un cas isolé. Elle s’inscrit dans une démarche plus large portée par Paul Sédar Ndiaye : faire de la littérature un outil de citoyenneté et de formation, en allant à la rencontre des jeunes lecteurs là où ils se trouvent. D’autres ateliers du même type sont d’ores et déjà en préparation dans plusieurs établissements du pays.
👉 Pour en savoir plus sur les ateliers et le kit pédagogique destiné aux enseignants, rendez-vous sur la page Éducation & Ateliers.
👉 Pour découvrir Les Larmes de Mossane et les autres romans de l’auteur, visitez la page Livres.
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